Les Amis de St Eutrope et des Sources de la Charente

Au fil du fleuve Charente
 La Charente prend sa source à Chéronnac, commune de la Haute-Vienne de 345 habitants, à 295 m d’altitude. Chéronnac est située au coeur du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, dans le pays de la météorite aux confins de 3 départements : la Haute-Vienne, La Charente et la Dordogne.
 Long de 381 km, le fleuve traverse 4 départements : la Haute-Vienne, la Vienne, la Charente et la Charente Maritime et arrose notamment Civray, Ruffec, Angoulême, Cognac, Saintes et Rochefort.
 Moins connue des cruciverbistes que l’AA, la Charente n’est pas classée comme un fleuve côtier par les géographes. En fait, la Charente est le septième fleuve français par sa longueur après la Loire (1020 km), la Seine (776 km), la Garonne (575 km), le Rhône (522 km de cours en France), la Meuse (486 km en France) et la Dordogne (483 km).
 La culture des huîtres est largement tributaire de la qualité de ses eaux et de son débit. Lorsque celui-ci s’affaiblit ou est affaibli par des cultures gourmandes en eau le goût des huîtres s’en ressent. Elles deviennent notamment plus salées. Ce sujet sera notamment évoqué lors d’une conférence débat organisée samedi à 20h00, place de la Mairie à Chéronnac.
 Fleuve navigable, la Charente a toujours facilité les échanges commerciaux entre les hommes. Combien de tonneaux de Cognac ont dévalé son cours pour partir ensuite, depuis les ports de la côte Atlantique, vers les Amériques et l’Angleterre. Actuellement, des péniches à vocation touristique naviguent toujours sur le fleuve depuis Saint Savinien, entre Saintes et Rochefort.
 Qui a dit : « La Charente est le plus beau fleuve de mon royaume » ? François 1er né à Cognac en 1494. Pour qui la Charente était-elle son « Mississipi ombilical », sa « guirlande des Rêveries » ? Daniel Reynaud, le « poète écriturier » de Barbezieux.
 Tout le monde connaît « France 3 Limousin Poitou Charentes » mais sait-on que la Charente qui fait une incursion dans la Vienne jusqu’à Civray fait aussi le lien entre ces trois régions.
 Belle illustration de la devise « la Charente source de vie et d’échanges », les Maires des 90 communes traversées par le fleuve Charente ont été invités par la commune de Chéronnac au banquet qui dimanche à midi réunira plus d’un demi-millier de convives.
 L’espèce phare de la vallée de la Charente est le Râle des genêts. Mondialement menacé de disparition, le Râle des Genêts ne compterait plus qu’une trentaine de couples dans la vallée de la Charente.
 L’été, on traverse encore la Charente en bacs. Entre Chaniers et Courcoury, entre Dompière sur Charente et Rouffiac (le bac s’appelle le « Châ p’tit va loin » et entre Rochefort et Soubise.
 A Rochefort, un pont transbordeur a remplacé les bacs en 1900. Le pont à travée levante a été remplacé par le viaduc de Martrou, tout comme le pont suspendu de Tonnay-Charente qui a été interdit aux autos en 1964 et remplacé par le pont de Saint-Clément.
 Canaux, écluses, chemin de halage permirent la navigation de la Charente jusqu’à Cognac à partir du Xème siècle, puis jusqu’à Angoulême au XVème siècle. Transportant le sel, que l’on célébrera les 3 et 4 septembre à Chéronnac, les gabares franchissaient les barrages des moulins par des pertuis, dont la construction fut ordonnée par François 1er. Cognac et Basseau à Angoulême sont attestés comme ports sauniers au XIème siècle.
 Quel affluent de Charente rappelle une célèbre chanson d’Aznavour ? La bohème (sans H, mais avec tréma). Sur la rive gauche évidemment. Et quel autre affluent porte le nom d’un livre saint ? le Coran.
 A Chéronnac, c’est sur les bords de la Tardoire, affluent de la Charente que l’on fabriquait des boulets de canon. Très exactement sur le site de Peyrassoulat, dans une vaste forge appartenant à la célèbre famille de Wendel et qui restera en activité jusqu’en 1920. Aujourd’hui, ne restent plus que des ruines et quatre gros ifs âgés de plus de 500 ans ainsi que des gigantesques platanes dont le plus gros, âgé de 250 ans, possède une circonférence de 6 mètres et une envergure de 40 mètres.

Aspects de la fête.
Huitres par milliers – Débarquant de Port des Barques, à l’estuaire de la Charente, celles qui arriveront, vers 11 heures en convoi équestre, seront plus particulièrement destinées au banquet monstre réunissant 800 personnes. Les autres seront vendues sur place par des ostréiculteurs de Port des Barques avec le souci de proposer un produit de qualité.
Grains de sel – Autre produit vedette, pour cette quatrième édition, le sel, qui, lui aussi, était acheminé dans les terres par la Charente. Venu de l’Ile de Ré, il arrivera par transport d’ânes bâtés de quelques 200 kg de la précieuse denrée. Des sachets de fleur de sel seront proposés au sein de la fête.
Bonjour l’Hermione ! – Deux expositions seront consacrées à « l’Hermione » avec une magnifique maquette de la frégate de la liberté en palissandre et en ébène. Poulies, cordages, photos d’escales, vastes panneaux de sa fabrication…rappelleront l’épopée du célèbre navire.
Champion du Monde – On pourra faire ouvrir ses huîtres sur place. Champion du monde au Guiness Book des écaillers, Philippe Martin, sera à nouveau présent sur la fête. En 1992, il ouvrit 2 213 huîtres « fines de claires N°3 » en 1 heure, record à ce jour, inégalé.
L’huître pédagogique – C’est le nom de l’association qui assurera une conférence-débat, samedi à 20 heures salle Lily Fayol, sur l’ostréiculture. Une exposition sur le métier d’ostréiculteur sera également proposée lors de la fête.
La Moule perlière – Elle est présente dans de nombreuses rivières du Parc Naturel Régional Périgord Limousin et fera l’objet d’une autre conférence à 17 heures, par les animateurs du PNR.
Jeux anciens – On fera aussi ronfler la toupie lors de la fête et on pourra s’amuser, comme antan, avec 30 jeux d’animation en bois proposés, sous chapiteau, par « A thoupie » une société de jeux de Chazelles . Pour petits et grands, ce sera gratuit.
Marché artisanal – Tout au long de la journée de dimanche, un marché artisanal proposera des produits régionaux et de qualité. Faiseurs de bâton, cordiers, fabricant de cercle de barrique en bois, etc…seront de la partie. On pourra aussi acheter du pain chaud cuit sur place au four à bois.
Poissons migrateurs – Aloses, lamproies, anguilles, grand salmonidés…seront les vedettes d’une exposition intitulée « les poissons migrateurs des bassins Charentes et Seudre ». Cette exposition haut de gamme a été construite dans le cadre d’un programme pluriannuel d’actions pour la restauration des poissons migrateurs des bassins Charente et Seudre, notamment par les animateurs de l’institution du fleuve Charente.
Banquet – Un banquet monstre réunira dimanche environ 800 convives. Réservation au 05.55.48.60.80. Menu à 15 €. Supplément pour les huîtres (2 € pour 4 huîtres).
Gratuité – Toutes les animations, expositions, conférences,…seront gratuites y compris le banquet pour les enfants de moins de 12 ans.
Randonnées – Des randonnées pédestres et équestres organisées par les « Vayres à pied » et « l’Amicale du Cheval Bandiat-Tardoire » convergeront, dimanche à 11 heures, vers Chéronnac, et viendront grossir le convoi des huîtres et du sel. Départ de Chéronnac à 8 heures. Se renseigner auprès des associations.
Concours d’attelage – Démonstrations de chevaux de trait, concours d’attelage et diverses animations autour du cheval seront assurées, dimanche après-midi, par l’association « Rouler à cheval ».
Balades en calèche – Des balades en calèches, chevauchées de poneys seront proposées gratuitement aux enfants.
Tombola – 1000 € en bon de voyage avec destination choisie par les gagnants auprès de Massy Voyages. Tel sera le gros lot d’une tombola dont le tirage aura lieu dimanche en fin d’après-midi.
Tea Time – Nos amis anglais, fortement présents dans la région, proposeront divers produits de leur fabrication. Ils assureront l’animation d’un salon de thé. Yes, they can !
Animation de rue – Diverses animations de rue sont prévues. La partie folklorique sera assurée par « les Santadours du Vincou ».
HUITRES
« L’ouverture » à Chéronnac
Avant l’ouverture de la chasse, Chéronnac célébrera les 3 et 4 septembre l’ouverture de la saison des huîtres. Une fête qui, à bien des titres, sera un retour aux sources…
La fête s’appelle « Jusqu’aux sources…l’huître ». Samedi 3 et dimanche 4 septembre elle va renouer avec un passé pas si lointain. Celui où les huîtres, laiteuses durant les mois « sans R » ne supportaient pas le transport et n’étaient pas, de mai à août, consommées à l’intérieur des terres. Comme jadis, ce premier week-end de septembre sera donc l’occasion de célébrer l’ouverture de la saison de l’huître à Chéronnac.
Retour aux sources
Un retour aux Sources qui en cache d’autres…Quand, dimanche vers 11h00, un lourd chariot, tiré par un puissant attelage de chevaux et chargé de milliers d’huîtres, entrera dans le bourg, la fête fera un nouveau clin d’oeil au passé. Il s’agira de rappeler comment, lors des derniers siècles, les huîtres cultivées à Port aux Barques sur l’estuaire de la Charente et le sel de l’Ile de Ré, pouvaient « remonter » jusqu’à sa source, à Chéronnac, au pays de la météorite ? Comment ces denrées hautement périssables étaient vite acheminées par le fleuve jusqu’à Port l’Houmeau, près d’Angoulême, puis à l’intérieur des terres par la traction animale.
Source de vie
Le rappel de l’ancien itinéraire, commercial, fluvial et terrestre, de l’huître de Marennes-Oléron sera l’occasion de célébrer plus largement « Le Fleuve Charente, source de vie et d’échanges ».
Conférences-débat (samedi 17h et 20h), expositions, seront organisées autour de ce thème et tout au long de la journée de dimanche.
Cheval protée
Animal protée avant l’avènement du tracteur, le cheval sera présent tout au long de la fête grâce à l’Association « Rouler à cheval ». C’est en effet un véritable convoi de cavaliers qui, depuis Port l’Houmeau, escortera les chariots chargés d’huîtres et traversera plusieurs bourgades de la Charente, puis de la Haute-Vienne. Des chevaux que l’on retrouvera l’après-midi dans diverses animations et démonstrations.
Huîtres
Et les huîtres dans tout ça ? On pourra évidemment en acheter sur les étals des ostréiculteurs présents au marché fermier et artisanal qui battra son plein tout au long de la journée de dimanche. On pourra aussi se les faire ouvrir sur place par des écaillers.
Des huîtres que l’on retrouvera aussi en prologue d’un banquet monstre qui réunira plus d’un demi-millier de convives parmi lesquels les 90 maires invités des communes traversées par la Charente.
Randonnées pédestres, musiques diverses et de multiples animations viendront compléter cette fête, qui, il y a trois ans, avait attiré plus de 3000 personnes à Chéronnac.
FÊTE DE L’HUÎTRE LES 3 ET 4 SEPTEMBRE A CHERONNAC.
Retour aux Sources
Faire la fête et en même temps s’instruire sur ses racines en faisant de l’histoire, de la géographie et de l’économie. C’est dans cet esprit que se déroulera, les samedi 3 et 4 septembre à Chéronnac une manifestation intelligente intitulée « Jusqu’aux Sources…l’huître ».
Bien sûr, la fête sera gastronomique avec l’arrivage de milliers d’huîtres. On pourra les déguster sur place, soit en les achetant sur les étals du marché des produits régionaux et d’artisanat, soit en participant à un banquet monstre qui réunira dimanche plus d’un demi millier de convives. On pourra même se les faire ouvrir par des écaillers et le champion du monde de la spécialité.
Mais il s’agira aussi de célébrer « le fleuve Charente, source de vie et d’échanges ». De remettre en mémoire quelques données géographiques trop souvent ignorées. Prenant sa source à Chéronnac (345 habitants. 295 m d’altitude) et se jetant dans l’océan Atlantique à Port des Barques, la Charente et ses 381 km de cours est le septième fleuve français.
Sur son estuaire, et plus largement sur le bassin Marennes Oléron, la culture des huîtres, leur goût, leur qualité sont largement tributaires de la qualité des eaux du Fleuve et de la puissance de son débit.
Diverses expositions et conférences-débat évoqueront ce thème. Animées par des spécialistes de « l’huître pédagogique » et du Parc Naturel Régional Périgord Limousin, les conférences-débat qui seront centrées sur la qualité de l’eau, se dérouleront en salle polyvalente dès samedi. La première (17h) traitera plus particulièrement des « moules perlières » du PNR. La seconde (20h), tout naturellement de « l’huître » du bassin de Marennes-Oléron.
L’histoire, l’économie ne seront pas, non plus, oubliées avec ce qui constituera le point fort de la fête : l’arrivée spectaculaire dimanche vers 11h00 d’un chariot chargé de milliers d’huîtres, tiré par un puissant attelage de chevaux ;
. Escorté par les cavaliers de l’association « Rouler à cheval », ce chariot arrivera de Port l’Houmeau, près d’Angoulême. Il s’agira d’évoquer ce que fût jadis l’ancien itinéraire fluvial et terrestre du commerce de l’huître. De rappeler comment les huîtres élevées sur l’estuaire de la Charente étaient acheminées par le fleuve jusqu’à Port l’houmeau avant d’être transportées à l’intérieur des terres par la traction animale. Comment « le fleuve Charente source de vie et d’échanges » permettait aux huîtres, mais aussi à cette denrée précieuse que fut le sel, de « remonter » jusqu’à sa source et au-delà.
Un autre acteur majeur du commerce de l’huître et du sel sera aussi célébré : le cheval et notamment le cheval de trait qui, dimanche après-midi, fera de multiples démonstrations de tous ses talents, avec le concours de l’association « Rouler à Cheval ».
Animation musicale avec « les Sautadours du Vincou », randonnées pédestres, jeux …compléteront la fête, qui, il y a trois ans avait attiré 3000 personnes.